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Deux navires de la compagnie Ponant autorisés à titre dérogatoire à faire escale dans le port de Saint-Malo

 
 
Deux navires en escale autorisée à titre dérogatoire dans le port de Saint-Malo

Ce vendredi 24 avril, deux navires de croisière de la compagnie Ponant, le Champlain et le Dumont d’Urville, ont accosté à Saint-Malo pour y faire relâche jusqu’à nouvel ordre. Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la préfète d’Ille-et-Vilaine a autorisé à titre dérogatoire cette escale et a fixé les modalités de débarquement des équipages.

Dans le contexte mondial d'interruption des activités de croisière, ces deux paquebots d’expédition longs de 131,5 m et battant pavillon français, ont été autorisés à faire relâche à Saint-Malo, auquel la compagnie Ponant est historiquement attachée. Ils ont fait route depuis les Caraïbes, après avoir débarqué en Martinique, fin mars, leurs passagers, parmi lesquels aucun cas de Covid-19 n’a été signalé.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, l’arrivée de ces navires a fait l’objet d’un travail d’anticipation, en lien étroit avec les autorités locales.Un arrêté préfectoral encadre les conditions de leur accostage et permet ainsi de déroger aux règles générales d’interdiction d’escale pour les navires de croisière dans les ports français. Il prévoit notamment que tout débarquement de marin est conditionné à la présentation préalable, aux services de l’État, d’une déclaration sanitaire vierge de tout symptôme de Covid-19. Par ailleurs, l’armateur est dans l'obligation de produire un plan de transport précisant les conditions logistiques de retour dans leur pays d’origine des marins étrangers, dans le respect des mesures préventives adaptées à la situation de crise sanitaire.

Dix-neuf marins de nationalité française ont donc débarqué à l’arrivée des navires quai de la Bourse, dans le bassin Vauban. L’armateur organise par ailleurs le retour dans leur pays du reste de l'équipage (six citoyens de pays de la communauté européenne et quarante-six de nationalité philippine ou mauricienne). Un effectif minimal est maintenu à bord afin d’assurer la sécurité des navires.