Plan de Prévention des Risques de Submersion marine du Marais de Dol : Porter à connaissance

 
 

Les résultats des études techniques ont été envoyés aux maires des 22 communes du Marais de Dol le 6 août 2015 sous la forme de nouvelles cartes d’aléas, avec et sans tenir compte des effets du changement climatique. Ces cartes, toujours provisoires, prennent en compte l'intégralité des conclusions de la mission ministérielle d'expertise  et sont désormais mises à la disposition du public.

L’aléa, en prévention des risques, est le phénomène considéré, ici la submersion marine.

Pour caractériser les aléas, c’est-à-dire connaître les caractéristiques de la submersion à terre (hauteur d'eau, vitesse d’écoulement, vitesse de montée des eaux…), des hypothèses sont prises en compte sur le comportement des ouvrages qu’il s’agisse des portes à la mer ou de la digue de la Duchesse Anne.

Les caractéristiques de la digue (état du pérré, constitution, données géométriques) ont été analysées pour identifier des secteurs de défaillances possibles face à un événement exceptionnel. La simulation du scénario de référence défini (un événement centennal qui se propage à terre) permet de définir une carte d’aléas, qui ne prend pas en considération les effets à terme du changement climatique. Les aléas sont qualifiés de faible à très fort selon les caractéristiques de la submersion. La carte d’aléa représente donc les zones concernées par la submersion marine, pour un événement centennal, c’est-à-dire ayant chaque année une probabilité de se produire de 1 sur 100.

Par ailleurs, une autre simulation intègre les effets sur le niveau des océans d’ici la fin du siècle du changement climatique.

L’ensemble de ces éléments a été transmis par le Préfet d’Ille-et-Vilaine aux élus des communes concernées par le plan de prévention des risques de submersion marine afin de les prendre en considération dans la délivrance des autorisations d’urbanisme. Il convient en effet d’une part de ne pas exposer de populations nouvelles dans les territoires inondables et encore non urbanisés et d’autre part de prévoir que les bâtiments construits le soient en adéquation avec le caractère inondable du terrain où ils se situent.

Les deux cartes sont consultables ici.