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Covid-19 : face au virus, les abattoirs du département renforcent les mesures sanitaires

 
 
Covid-19 : face au virus, les abattoirs renforcent les mesures sanitaires

Les abattoirs constituent un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Dans le contexte Covid-19, la préfète d’Ille-et-Vilaine s’est rendue dans l’un des 8 abattoirs du département, mardi 26 mai 2020, pour rappeler l'importance de cette activité économique et la nécessité absolue de respecter les mesures d'hygiène et les gestes barrières, pour assurer la protection des salariés et la qualité de la production.

A l’interface entre le monde de l’élevage et celui de la transformation des produits animaux, les abattoirs jouent un rôle clef en France, tant pour l’approvisionnement des filières bouchères en produits carnés, y compris à l'exportation, que pour la valorisation du travail des éleveurs. La sécurisation des processus de fabrication de ces denrées alimentaires fait l'objet d'une vigilance constante et absolue, renforcée dans le contexte d'épidémie de Covid-19.

Alors que plusieurs cas confirmés de Covid-19 ont été signalés dans différents abattoirs sur le territoire national, dont l'un dans les Côtes d’Armor, la préfète de la région Bretagne, préfète d’Ille-et-Vilaine, Michèle Kirry, a souhaité se rendre dans l'un des 8 sites d'abattage du département pour s'assurer de la bonne mise en œuvre du protocole sanitaire et échanger avec les salariés et les agents des services vétérinaires de l'Etat* y intervenant. Elle a ainsi visité l'abattoir Abera, à Saint-Brice-en-Coglès (commune de Maen-Roch), qui figure parmi les cinq premiers sites d’abattage de porcs au plan national.

Dans ce site du groupe Avril, où travaillent 420 personnes, les process internes déjà stricts ont été renforcés dès le 13 mars. Si la sécurité sanitaire est dans l'ADN des sites d'abattage et le lavage des mains comme le port d'équipement de protection des réflexes naturels, il s'est alors agi d'appliquer les gestes barrière selon la "règle des 4M", comme l'a expliqué le directeur d'Abera : "1 Mètre de distance, lavage des Mains, Masques et enfin M comme minute pour rappeler que les temps d'échange et les rencontres doivent être réduits au strict nécessaire". Pour assurer la distanciation physique, les lignes de production, notamment, ont ainsi été adaptées et la distance entre les salariés doublée. Et, alors que les lieux collectifs sont désinfectés neuf fois par jour, les chefs d'ateliers effectuent des "coronatours" pour s'assurer de la bonne application des consignes sanitaires. Une politique de prévention en parfaite cohérence avec les préconisations du ministère du Travail, qui a édité une fiche métier spécifique pour assurer la sécurité sanitaire et la continuité d'activité en abattoir.

Visite Abera 26-05-20 - vestiaires

Dans les différents ateliers comme dans les vestiaires et les salles de repos d'Abera, la préfète a pu constater le caractère systématique et pédagogique de la mise en œuvre collective de ces mesures d’hygiène et de distanciations physiques, qui s'imposent à tous, y compris dans ces environnements complexes.

Cette visite a été l'occasion pour la préfète de saluer le travail de la filière, "qui au cœur de la crise, a contribué à assurer la sécurité sanitaire et alimentaire du pays" et de rappeler la nécessaire vigilance durant cette phase de déconfinement. Aucune entreprise n’est en effet à l’abri de ce virus qui continue de circuler. En cas de contamination d'un membre du personnel, la stratégie nationale DÉPISTER – TRACER – ISOLER , destinée à casser les chaînes de transmission du virus, serait immédiatement mise en place pour limiter au maximum le nombre de personnes à isoler et empêcher le ralentissement de l'activité voire la fermeture de l’établissement.

*Les services vétérinaires de l’État assurent la sécurité sanitaire des abattoirs . Ils sont en charge de l’inspection des animaux et des ateliers. La conformité sanitaire de chaque carcasse et des abats est vérifiée par des agents du service Sécurité qualité sanitaire de l’alimentation (SQSA) de la direction départementale de cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), présents en permanence sur les sites d’abattage.

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