La qualité de l’air, un enjeu de santé publique

Mis à jour le 25/03/2022

La qualité de l'air extérieur en France

Sur la période 2016-2019, Santé publique France estime que "chaque année près de 40 000 décès seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines (PM2,5).

Ainsi, l’exposition à la pollution de l’air ambiant représente en moyenne pour les personnes âgées de 30 ans et plus une perte d’espérance de vie de près de 8 mois pour les PM2,5"

Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020 confirme que la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants. Les confinements mis en place pour faire face à la pandémie de Covid-19 ont amplifié ces progrès en 2020. Toutefois, des dépassements de seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé humaine persistent, en particulier pour l’ozone. Pour les autres polluants, ces dépassements sont moins nombreux que par le passé et touchent moins de zones.

► La qualité de l’air s’est globalement améliorée sur la période 2000-2020

> Consultez le Bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2020 sur le site du ministère de la transition écologique

Agir au niveau local

Au niveau local, les plans de protection de l’atmosphère (PPA) définissent les objectifs et les mesures, permettant de ramener, à l’intérieur des agglomérations de plus de 250 000 habitants et des zones où les valeurs limites réglementaires sont dépassées ou risquent de l’être, les concentrations en polluants atmosphériques à un niveau inférieur aux valeurs limites réglementaires.

Toute l’année, l’État et Rennes Métropole agissent ensemble dans le cadre du Plan de protection de l’atmosphère de Rennes pour une meilleure qualité de l’air et lors d’un épisode de pollution des mesures spécifiques sont déployées de manière progressive. Un pic de
pollution survient lorsqu’une trop grande quantité de polluants est mesurée dans l’air que l’on respire.

Carte des plans de protection de l'atmosphère (PPA)

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Crédits : MTES (Traitement LCSQA) - Septembre 2017

Mesures d’urgence en cas d’épisode de pollution de l’air

On définit un épisode de pollution par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air, qui peuvent présenter un risque à court terme pour la santé et l’environnement.

Seuil d’information et de recommandation

Le seuil d’information et de recommandation correspond au niveau de concentration d’un polluant au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine de groupes particulièrement sensibles au sein de la population (femmes enceintes, enfants, personnes âgées, asthmatiques, insuffisants cardiaques ou respiratoires…) et qui rend nécessaires l’émission d’informations immédiates et adéquates à destination de ces groupes et des recommandations pour réduire certaines émissions.

Seuil d’alerte

Le seuil d’alerte correspond à un niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement, justifiant l’intervention de mesures d’urgence. Si ce seuil est dépassé, ou si le seuil d’information et de recommandation est dépassé de manière persistante, le préfet peut compléter les recommandations par des mesures d’urgence contraignantes pour réduire les émissions.


Pour aller plus loin

► Les liens utiles

> L'article Politiques publiques pour réduire la pollution de l’air sur le site du ministère de la transition écologique
> L'article Agir pour améliorer la qualité de l’air sur le site du ministère des solidarités et de la santé
> L'article La qualité de l'air sur le site commun de la Ville de Rennes et de Rennes Métropole