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Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

 
 
Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Le dernier dimanche d'avril est chaque année dédiée à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

Christophe Mirmand, Préfet de la Région Bretagne, Préfet d’Ille-et-Vilaine, a présidé les cérémonies commémoratives de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation :

Dimanche 29 avril 2018

10h15 : cérémonie officielle au Mémorial des Martyrs de la Résistance et de la Déportation
Place du 50è Régiment d’Artillerie à Rennes

11h05 : dépôt de gerbes au Panthéon rennais,

Place de l’Hôtel de Ville de Rennes

Cette commémoration répond à trois exigences :

- Par cette célébration la Nation honore tout d'abord la mémoire de tous les déportés, survivants ou disparus - y compris ceux victimes de déportations en Indochine, du fait de l'impérialisme japonais - et rend hommage à leur sacrifice;

- Cette remémoration est ensuite un devoir moral à l'égard des victimes qui n'auront eu d'autre sépulture que notre souvenir. Rappeler inlassablement leurs noms, c'est la meilleure manière d'empêcher la réalisation de la prophétie des bourreaux. La Shoah ne devait avoir ni témoin, ni histoire; tout avait été pensé, organisé, conçu pour que de l'anéantissement ne reste aucune trace : extermination systématique de tous les déportés des camps de la mort, absence d'archives écrites, incinération des cadavres et, à la fin de la guerre, tentatives de destruction des chambres à gaz et des fours crématoires... Le projet nazi consistait à effacer des peuples de l'histoire et de la mémoire du monde;

- Enfin, cette commémoration nationale donne à chacun de méditer les leçons qui se dégagent de ce drame historique : pour que de tels faits ne se reproduisent plus, il faut ne pas laisser sombrer dans l'oubli les souvenirs et les enseignements d'un tel désastre : ni l'atroce et scientifique anéantissement de millions d’innocents, ni les gestes héroïques d'un grand nombre parmi cette lasse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, aux travaux inhumains et aux sadiques représailles, comme à la cruauté réfléchie des bourreaux.

Ce devoir de mémoire est aujourd'hui encore d'actualité car, la lutte contre l'antisémitisme, sentiment dont on avait pu penser que le nazisme l'aurait disqualifié, demeure un combat contemporain. Sous des formes renouvelées, celui-ci a refait une apparition dans des harangues ou des agressions de plus en plus fréquentes.

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Extrait du discours de Christophe Mirmand, Préfet de la Région Bretagne, Préfet d’Ille-et-Vilaine